Ligue des contribuables du Québec

Où va notre argent? (archives)

Les élections : nous avons survécu!
Les Québécois auront connu quatre élections générales depuis janvier 2006! C'est peut-être bien un mal nécessaire... Mais combien auront coûté toutes ces élections aux contribuables?

Le gouvernement provincial nous avait appelés aux urnes le 26 mars 2007. Facture : 74 millions $.

Coût estimé des élections du 8 décembre 2008 : 83 millions $.

Total : 157 millions $ en moins de 2 ans pour les élections provinciales!

De cette somme, environ 28 millions $ auront servi à rembourser une partie des dépenses électorales des candidats. Si les politiciens devaient débourser la totalité de leurs dépenses de publicité, peut-être qu'ils y penseraient à deux fois avant de se lancer en campagne...

Quant aux deux dernières élections fédérales, elles auront coûté au moins 544 millions $ de dollars aux contribuables canadiens. Pour aboutir à des résultats drôlement semblables...

Source : La Presse du 28 octobre 2008 (Tommy Chouinard) et site Web de Radio-Canada au 14 octobre 2008.

Hydro et le lobby forestier

Avez-vous vu la publicité d'Hydro-Québec nous incitant à adopter la facturation électronique pour sauver des arbres? Pendant qu'on nous montre un homme déchirant des factures, on voit par sa fenêtre un bouleau tomber lentement. Boum!

Hé bien, cette publicité a été retirée des ondes suite à des pressions politiques. Il semblerait qu'elle indisposait le lobby des compagnies forestières, et par conséquent certains politiciens des trois partis. Tout ce beau monde prétend que la pub envoyait une image négative de l'industrie forestière. Non, ce n'est pas une blague!

Troublant qu'il soit aussi facile pour un lobby d'entreprise et des politiciens de s'ingérer dans les affaires d'une société d'État. Hydro-Québec a sans doute dépensé une fortune pour concevoir ce message publicitaire. C'est maintenant de l'argent gaspillé. Et comme d'habitude, chers clients d'Hydro et contribuables, c'est nous qui payons.

Source : Le Devoir du 1er octobre 2008 (Robert Dutrisac).

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UQAM : la facture

Le gouvernement vient de l'annoncer : les contribuables assumeront la dette de l'UQAM relative à deux aventures immobilières qui ont mal
tourné. La mauvaise gestion des dirigeants de l'université, qui ont vu le coût de leurs projets exploser, nous aura coûté 380 millions de dollars.

Le gouvernement doit être blâmé, en partie, pour sa négligence dans cette histoire. On nous promet maintenant une nouvelle loi et une réforme de la gouvernance des universités. Mais pourquoi ne pas prévenir plutôt que de guérir, pour faire changement?

Source : Le Devoir du 10 octobre 2008 (Clairandrée Cauchy, Marie-Andrée Chouinard).

Irresponsables politiciens!

Les élections sont peut-être un mal nécessaire, mais certaines dépenses encourues depuis deux ans peuvent être carrément qualifiées de gaspillage...

Au fédéral : les élections générales ont été déclenchées le 7 septembre dernier. Or, quatre élections partielles étaient prévues pour le lendemain, soit le lundi 8 septembre. Il a fallu les annuler! Les contribuables assumeront le coût de ces annulations que l'on estime à plus de 3 millions de dollars...

Au provincial : le gouvernement provincial, quant à lui, a tenu une élection partielle à la fin septembre. Elle a été rendue nécessaire par la démission du ministre Philippe Couillard. Il s'agit du cinquième député à quitter volontairement son poste depuis les dernières élections provinciales, soit depuis un an et demi seulement. Tenir des élections en cours de mandat, pour remplacer ces députés, aura coûté plus de 2,75 millions $ aux contribuables. Et les cinq députés en question auront eu droit à une prime de départ! Celle de Philippe Couillard, par exemple, a atteint 125 000 $.

Source : site Web de Radio-Canada au 14 octobre 2008 pour le coût des élections fédérales, dépêche de la Presse canadienne du 3 septembre 2008 pour le coût des élections partielles annulées.

Une question si simple...

« Combien ça coûte? » est une question simple à laquelle les gouvernements sont parfois incapables de répondre!

Par exemple, impossible de connaître les coûts réels de la mission canadienne en Afghanistan, estimés toutefois à plus de 7 milliards de dollars (jusqu'à maintenant). C'est la conclusion à laquelle est arrivé le Directeur parlementaire du budget, chargé d'assister les députés fédéraux dans la surveillance des fonds publics.

Le Directeur souligne que plusieurs ministères n'ont pu lui fournir les données pertinentes à son travail d'évaluation. Combien de réservistes sont déployés en Afghanistan? Combien d'argent est dépensé chaque année par l'ACDI pour des projets réalisés dans le pays? Mystère!

Le rapport du Directeur est cinglant. Il conclut que la machine gouvernementale a manqué de transparence et de rigueur. Pire, on doit conclure que les députés votent sur des sujets importants sans disposer des tous les renseignements devant éclairer leurs décisions. Comme c'est rassurant!

Ces révélations n'ont rien d'étonnant pour quiconque a tenté d'obtenir une donnée ou statistique auprès de notre gigantesque bureaucratie, qu'elle soit provinciale ou fédérale. On se rend vite compte que la main droite ne sait pas toujours ce que fait la main gauche. Et que la machine est d'une lenteur... La Ligue tente présentement d'obtenir le coût des dernières élections scolaires, tenues il y a déjà un an. Le ministère de l'Éducation l'ignore encore à ce jour.

Source : La Presse canadienne du 9 octobre 2008 (Lina Dib).

Champions du fardeau fiscal au Canada

On se serait bien passé de cette distinction... L'an dernier, c'est encore au Québec que le fardeau fiscal était le plus élevé au Canada. Cette constatation provient d'une étude sur le revenu personnel de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Leurs calculs tiennent compte des taxes et des impôts, mais également des cotisations salariales (l'assurance emploi et l'assurance parentale par exemple) ainsi que des permis et autres droits.

Il faut espérer que notre situation s'améliorera en 2008, puisque la réduction d'impôt consentie par le gouvernement provincial en 2007 (si controversée) est entrée en vigueur le 1er janvier dernier. À suivre...

Source : « Revenu personnel édition 2008 », Bulletin Flash de l'Institut de la statistique du Québec (août 2008).

Qui veut du Stade? Personne!

L'entente était claire : le gouvernement du Québec devait remettre le Stade Olympique à la Ville de Montréal une fois sa construction remboursée. La dette Olympique est chose du passé depuis novembre 2006 (30 ans après les Jeux!), mais le maire de la métropole refuse catégoriquement d'en accepter la responsabilité.

Faire autrement serait un véritable suicide politique. En effet, le Stade n'est pas rentable et génère un déficit annuel de 20 millions de dollars. Il a besoin de rénovations majeures ainsi que d'un nouveau toit, car celui-ci s'est déchiré en 1999.

Le ministre du Développement économique refuse de préciser l'importance des investissements requis, se bornant à déclarer en entrevue que « ça va coûter cher ». D'autres sources parlent d'au moins 75 millions $. Le ministre a avoué également que le Stade, même après les rénovations lui permettant d'accueillir des événements durant l'hiver, ne serait « jamais rentable ». La Ligue avait eu l'occasion de réagir à cette nouvelle sur les ondes de Info 690.

Contribuables de la province, voulez-vous du Stade? Peu importe, c'est vous qui payez!

Sources : La Presse du 16 août 2008 (Sara Champagne), Le Journal de Montréal du 7 mai 2008 (André Beauvais), entrevue de Paul Arcand avec le ministre Raymond Bachand au 98,5 FM (6 mai 2008).

Mirobolantes primes à la SAQ?

Les cadres supérieurs de la Société des alcools du Québec ont empoché 2,2 millions de dollars en primes de rendement cette année. Certains ont touché un boni de plus de 60 000 $.

Les bonis peuvent atteindre 25 % du salaire des cadres supérieurs et 30 % du salaire des vice-présidents. Les huit vice-présidents ont d'ailleurs empoché un total de 440 000 $ en primes pour 2007-2008.

Quels sont les critères selon lesquels ces primes sont accordés? Ces critères sont-ils raisonnables? Sont-ils scrupuleusement respectés? Nous n'en savons rien. Et nous ne savons pas grand chose de la manière dont la SAQ est gérée. Nous sommes dans la même ignorance en ce qui concerne Hydro-Québec, Loto-Québec, ou la Caisse de dépôt.

C'est que la loi empêche le Vérificateur général du Québec d'enquêter librement sur la gestion des sociétés d'État, contrairement à ce qui se fait dans toutes les autres provinces canadiennes. Impossible aussi pour le Vérificateur d'initier des enquêtes dans les hôpitaux, les commissions scolaires et les universités.

Cette situation est inacceptable. Le travail du Vérificateur est d'identifier les lacunes dans la gestion d'un organisme donné et d'émettre des recommandations pour les corriger. Il s'agit d'un formidable outil pour prévenir le gaspillage et les dérapages financiers. L'entêtement des politiciens à lui interdire le libre accès aux sociétés d'État est le plus silencieux, et peut-être le plus coûteux, de tous les scandales.

Source pour la nouvelle : Le Soleil du 9 août 2008 (Pierre Couture).

Subvention insolite

Le gouvernement du Canada soutient financièrement un festival soulignant... l'apparation d'un OVNI! En 1967, des témoins auraient vu un objet volant s'abîmer dans l'Atlantique non loin de Shag Harbour, en Nouvelle-Écosse. Il s'agit d'un petit village de pêche d'à peine 450 habitants. Le festival recevra la somme de 2000 $.

Source : La Presse du 7 août 2008 (Hugo de Grandpré).

La banane ne décollera pas!

Bien des contribuables l'avaient prédit : bien que subventionnée, la controversée banane volante ne décollera pas! L'artiste montréalais à l'origine du projet n'a pas trouvé assez d'argent pour la réaliser. Rappelons qu'il s'agit d'une banane de 300 m, gonflée à l'hélium, qui devait voler durant un mois dans le ciel du Texas.

On savait déjà que l'artiste avait reçu 65 000 $ en subventions pour ce projet. Le Journal de Montréal nous apprend maintenant que les bourses atteindront 147 500 $! De plus, le quotidien révèle que ces subventions ont été remises pour la recherche entourant le projet, et non pour la réalisation de la banane elle-même. L'artiste n'a donc rien à rembourser.

Vous pouvez regarder l'entrevue que nous avons accordée à François Paradis de TVA en direct.com (format Windows Media ou Quicktime - Mac)...
Lire notre réaction à la nouvelle dans Le Journal de Montréal...
Lire l'article du Journal de Montréal pour tous les détais de cette affaire...

Source : Le Journal de Montréal du 20 juin 2008 (Jean-François Codère).

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Le puissant lobby du porc

Le gouvernement du Canada paiera les producteurs de porc afin qu'ils abattent 150 000 bêtes reproductrices d'ici l'automne. Voilà qui coûtera 50 millions $ aux contribuables...

On espère que la réduction du nombre de porcs créera une rareté (relative) qui fera remonter les prix. En d'autres termes, les contribuables paieront les producteurs pour qu'ils puissent nous vendre leur viande plus cher. Trouvez l'erreur!

Les dernières années ont été exceptionnelles pour l'industrie. Les exportations de viande de porc ont doublé, notamment, entre 1999 et 2006. Mais plusieurs facteurs ont fait que la production est moins rentable aujourd'hui.

On comprend que l'industrie du porc doit s'ajuster à de nouvelles réalités. Mais pourquoi est-ce aux contribuables et aux consommateur de payer? L'industrie a connu des années très lucratives, elle devrait être en mesure de traverser une période moins faste... sans venir piger dans nos poches.

Sources : site Web du Conseil canadien du porc et dépêche de la Presse canadienne du 14 avril 2008.

Plus de 14 millions $ pour les commissions de 2007

On pourra se rappeler de 2007 comme ayant été l'année des commissions et des consultations. Les politiciens s'en servent-ils comme instrument de relations publiques, c'est-à-dire pour montrer à la population qu'ils prennent au sérieux telle ou telle préoccupation de la population? Tiennent-ils compte de leurs recommandations en bout de piste? On se le demande... Et y a-t-il des moyens moins onéreux de tenir une enquête ou de consulter les citoyens? Nous pensons que oui. À l'évidence, on pourrait au moins épargner sur le salaire des commissaires quand il y en a deux, voire trois!

Une chose est certaine. Les commissions et consultations en tout genre peuvent coûter cher. Très cher. Les quatre commissions les plus connues ont coûté au moins 14,4 millions de dollars aux contribuables!

Des consultations, il y en a eu d'autres en 2007. Et il y en aura en 2008! Mentionnons le chantier de réflexion sur la démocratie scolaire (comme si le taux anémique de participation aux élections scolaires était une nouveauté!) ainsi que la tournée de consultation portant sur le patrimoine culturel.

Sources : Le Journal de Montréal du 23 mai 2008 (Mathieu Bélanger), nos communications avec la Commission sur l'avenir de l'agriculture, Le Journal de Montréal du 26 novembre 2007 (Jean Maurice Duddin), La Presse du 27 octrobre 2007 (Louise Leduc).

Appels d'offres lunaires

Le gouvernement fédéral, par l'entremise de l'Agence spatiale canadienne, va dépenser 240 000 $ pour étudier la possibilité de se lancer dans l'exploitation minière…de la lune!

Plus précisément, l'Agence spatiale commandera deux études de préfaisabilité. La première se penchera sur la construction d'habitations ainsi que des infrastructures minières comme telles. La seconde concernera le développement d'un réseau de transport à la surface de notre satellite. Les appels d'offres prenaient fin le 7 mars.

Source : The Gazette du 21 février 2008 (Elizabeth Thompson).

Sommet inutile et clôture hors de prix

En août dernier, le premier ministre Stephen Harper recevait à Montebello ses homologues George W. Bush et Felipe Calderon. Ce sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité n'aura duré que 22 heures. Il aura quand même coûté 30 millions $ contribuables canadiens, dont près de 25 millions pour les services de sécurité seulement! La Ligue avait commenté cette dépense au bulletin de nouvelles du réseau TVA, le 15 janvier dernier.

On apprend maintenant que la clôture de sécurité, érigée autour du complexe hôtelier, a été payée 875 000 $. La clôture aurait dû coûter au plus 250 000 $, mais la GRC et le ministère des Travaux publics n'ont pas lancé d'appel d'offres pour ce contrat.

Quel gaspillage que ce Sommet! Il a donné l'occasion à Harper de s'entretenir 45 minutes avec le président Bush et à peine plus longtemps avec le président mexicain Calderon. Le but principal de la rencontre était toutefois d'entendre les recommandations d'une trentaine de multinationales afin de favoriser la compétitivité de l'ensemble nord-américain.

Que des gouvernements consultent l'entreprise privée sur des questions économiques est légitime. Mais réunir tout ce beau monde dans le cadre d'un Sommet de 30 millions $ n'a rien de raisonnable. À l'ère des nouvelles technologies, ne nous dites pas qu'il est nécessaire de réunir trois chefs d'État pour les informer des recommandations d'un groupe de travail! Le spécialiste interviewé par le réseau TVA, le 15 janvier dernier, abonde dans le même sens. Il est d'avis que le travail accompli lors du Sommet est du ressort de fonctionnaires.

Sources : La Presse du 8 février et du 15 janvier 2008 (Gilles Toupin), site Web de Radio-Canada au 20 août 2007.

Consultations à gogo

Si 2007 a été l'année des commissions, la mode semble maintenant aux groupes de travail : santé, tarification, Afghanistan… Très pratique quand les politiciens n'ont pas le courage de prendre des décisions sur des questions controversés, tout en donnant l'impression qu'ils agissent. D'ailleurs, par le passé, bon nombre de rapports ont fini sur les tablettes!

Sources : Le Devoir du 30 janvier (Antoine Robitaille) et du 31 janvier 2008 (Alec Castonguay).

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